Le développement de l’électricité propre dans le Canada atlantique a pris un nouvel élan avec l’engagement fédéral de 100 millions de dollars annoncé le 15 octobre 2026 pour soutenir la production éolienne extracôtière en Nouvelle-Écosse. Annoncé par Tim Hodgson, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, ce financement s’appuie sur de récents engagements régionaux et rapproche la Nouvelle-Écosse de la mise en valeur de son potentiel éolien extracôtier.
Cette annonce contribuera à faire avancer Wind West, la pierre angulaire de la Stratégie énergétique de l’Atlantique du Partenariat énergétique de l’Est, en fournissant les données sur le vent, l’océan et le transport d’électricité dont les promoteurs ont besoin pour prendre leurs décisions d’investissement. La stratégie plus large décrit les ambitions régionales en matière d’interconnexions entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, de câbles de transport entre l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, et d’exportation d’électricité vers le Québec et au-delà. Ensemble, ces travaux mettent des chiffres concrets entre les mains des investisseurs — des vitesses de vent mesurées, des fonds marins cartographiés et une voie crédible vers le marché — à temps pour le tout premier appel d’offres pour l’éolien extracôtier, que la Régie canado-néo-écossaise de l’énergie extracôtière lancera à l’hiver 2027.
Il ne s’agit que de la plus récente annonce ambitieuse en matière d’électricité dans les Maritimes : au cours de la dernière année, au moins cinq annonces ou protocoles d’entente déterminants ont été rendus publics, notamment :
- Septembre 2025 : le Bureau des grands projets inscrit Wind West parmi les projets transformateurs qui contribueront à « bâtir le Canada de demain ».
Ce renvoi chargeait le BGP de collaborer avec d’autres ministères fédéraux, les gouvernements provinciaux et autochtones et le secteur privé pour « concrétiser ces projets ». Le projet, tel que renvoyé au BGP, comprenait à la fois 60 GW de développement éolien extracôtier et le transport interprovincial nécessaire pour exporter cette électricité à travers la région atlantique jusqu’à l’Est du Canada.
- Janvier 2026 : la Banque de l’infrastructure du Canada appuie financièrement une interconnexion atlantique détenue par des Autochtones
La BIC a annoncé un financement de 285 millions de dollars pour l’interconnexion Wasoqonatl, qui s’étendra sur 164 km entre Salisbury (N.-B.) et Onslow (N.-É.). De ces 285 millions de dollars, 54 millions ont été réservés à des prêts dans le cadre de l’Initiative de participation autochtone de la Banque. La réconciliation avec les peuples autochtones, la fiabilité et la sécurité du réseau régional étaient des thèmes présents tout au long de l’annonce.
- Juin 2026 : RNCan annonce un soutien financier au projet d’expansion de l’interconnexion Î.-P.-É.–Nouveau-Brunswick
Le ministre Hodgson a annoncé un soutien à cinq projets d’interconnexion à travers le pays afin de renforcer la fiabilité et d’accroître les échanges d’électricité, dont une nouvelle ligne de transport sous-marine reliant le Nouveau-Brunswick et l’Î.-P.-É., ainsi que le renforcement des lignes existantes entre ces provinces et la Nouvelle-Écosse. Ressources naturelles Canada a officialisé son appui à ce projet le mois suivant en annonçant 5,9 millions de dollars pour la Société d’énergie de l’Î.-P.-É. afin de faire avancer les études d’ingénierie, les levés marins, les évaluations environnementales et la conception préliminaire du tracé.
- Juillet 2026 : les provinces maritimes s’engagent à coopérer et à intégrer leurs réseaux électriques à l’échelle régionale
À la suite de l’annonce du ministre Hodgson sur les interconnexions, les premiers ministres de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard ont publié un protocole d’entente par lequel ils s’engagent à évaluer la création d’un exploitant indépendant de réseau des Maritimes afin de stimuler la croissance économique, la fiabilité et l’abordabilité. L’entente prévoyait aussi un engagement de soutien financier du gouvernement fédéral. Elle affirme explicitement qu’une coopération régionale plus étroite est la voie par laquelle les Maritimes amélioreront l’abordabilité et renforceront la résilience de leur réseau électrique. Ces engagements constituent une étape importante vers la prospérité de l’Atlantique.
- Septembre 2026 : l’Agence de promotion économique du Canada atlantique publie le rapport « Bolder Ambitions: Greater Prosperity for All » du Panel économique du Canada atlantique, qui qualifie l’électricité de fondement de la croissance économique
Ce rapport lance un appel clair à une plus grande collaboration économique entre les quatre provinces de l’Atlantique, propulsée par un réseau électrique intégré, pour assurer la réussite économique de la région. « Un réseau électrique unique et intégré est le fondement sur lequel tout le reste repose », a souligné Don Mills, président du Panel économique du Canada atlantique, faisant écho aux appels de plus en plus nombreux en faveur d’une meilleure intégration dans la région.
Ce qui nous amène à l’annonce d’aujourd’hui : 100 millions de dollars pour soutenir Wind West. Bien qu’il s’agisse peut-être du plus important engagement initial envers les infrastructures du projet, celui-ci s’appuie sur une solide base d’investissements dans le secteur éolien de la Nouvelle-Écosse, notamment 25 millions de dollars de RNCan et 206 millions de dollars en prêts de la BIC pour le parc éolien Mersey River, ainsi que près de 5 millions de dollars de RNCan à Net Zero Atlantic pour un projet de préfaisabilité visant à éclairer les options de transport d’électricité pour le projet Wind West proposé.
Il s’agit d’un autre engagement important qui s’ajoute à une liste croissante d’annonces ambitieuses en matière d’électricité dans les Maritimes, lesquelles renforcent toutes les quatre mêmes thèmes :
- l’importance d’une électricité fiable et propre pour stimuler la prospérité dans la région;
- la nécessité d’une collaboration accrue pour obtenir ces avantages;
- un leadership provincial appuyé par la capacité financière du gouvernement fédéral;
- une vision ambitieuse pour mener à bien de grands projets.
Fait à noter, le gouvernement fédéral relie ces éléments entre eux. Dans l’annonce d’aujourd’hui, le ministre Hodgson a explicitement rattaché cet investissement aux recommandations du Panel économique du Canada atlantique et a comparé ces efforts à la récente entente sur Churchill Falls.
Avec un appel d’offres extracôtier dont l’ouverture est prévue au début de 2027, l’annonce d’aujourd’hui sert de tremplin aux milliards de dollars nécessaires pour assurer la place des Maritimes dans l’essor des grands projets au Canada. La première phase de Wind West à elle seule devrait coûter environ 60 milliards de dollars — dont 40 milliards pour les éoliennes et 20 milliards pour de nouvelles lignes de transport — et des capitaux de cette ampleur ne se mobilisent pas sur la base d’un simple potentiel. Ils exigent des occasions claires et dont les risques ont été réduits. L’engagement d’aujourd’hui apporte une réduction des risques bienvenue. Sa véritable valeur ne réside pas seulement dans les 100 millions de dollars engagés, mais dans la façon dont il s’appuie sur les progrès antérieurs et renforce la vision audacieuse de prospérité, de collaboration et d’électrification qui prend forme dans le Canada atlantique.
Il reste beaucoup à faire, et la majeure partie de ce travail est plus difficile que l’annonce d’aujourd’hui. Le transport d’électricité demeure la moitié non résolue du problème : l’éolien extracôtier n’apportera la prospérité à la région que si les électrons peuvent circuler. L’emplacement des corridors, la répartition des coûts et la question de savoir qui paiera restent sans réponse. Les engagements du protocole d’entente de l’Atlantique doivent être respectés, et la feuille de route d’un exploitant indépendant de réseau régional reste à établir. L’appel d’offres de cet hiver sera le premier véritable test du marché pour savoir si le travail financé aujourd’hui a porté ses fruits.
Une vision de l’avenir économique de l’Atlantique — axée sur l’électrification et la collaboration — se dessine clairement. Les provinces et le gouvernement fédéral méritent d’être salués pour l’élaboration de cette vision de plus en plus nette d’une voie électrifiée pour la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.
Par l’entremise de l’Initiative de coopération électrique de l’Atlantique, Électrifier le Canada continuera de travailler avec les gouvernements, les services publics, les organismes de réglementation et les partenaires autochtones de la région pour contribuer à transformer ces engagements en un réseau qui fonctionne.
Il est temps de libérer les électrons.
COMMENTAIRE
Wind West et la vision électrique de l’Atlantique
Moe Kabbara
Wind West et la vision électrique de l’Atlantique
Moe Kabbara
Le développement de l’électricité propre dans le Canada atlantique a pris un nouvel élan avec l’engagement fédéral de 100 millions de dollars annoncé le 15 octobre 2026 pour soutenir la production éolienne extracôtière en Nouvelle-Écosse. Annoncé par Tim Hodgson, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, ce financement s’appuie sur de récents engagements régionaux et rapproche la Nouvelle-Écosse de la mise en valeur de son potentiel éolien extracôtier.
Cette annonce contribuera à faire avancer Wind West, la pierre angulaire de la Stratégie énergétique de l’Atlantique du Partenariat énergétique de l’Est, en fournissant les données sur le vent, l’océan et le transport d’électricité dont les promoteurs ont besoin pour prendre leurs décisions d’investissement. La stratégie plus large décrit les ambitions régionales en matière d’interconnexions entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, de câbles de transport entre l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, et d’exportation d’électricité vers le Québec et au-delà. Ensemble, ces travaux mettent des chiffres concrets entre les mains des investisseurs — des vitesses de vent mesurées, des fonds marins cartographiés et une voie crédible vers le marché — à temps pour le tout premier appel d’offres pour l’éolien extracôtier, que la Régie canado-néo-écossaise de l’énergie extracôtière lancera à l’hiver 2027.
Il ne s’agit que de la plus récente annonce ambitieuse en matière d’électricité dans les Maritimes : au cours de la dernière année, au moins cinq annonces ou protocoles d’entente déterminants ont été rendus publics, notamment :
Ce renvoi chargeait le BGP de collaborer avec d’autres ministères fédéraux, les gouvernements provinciaux et autochtones et le secteur privé pour « concrétiser ces projets ». Le projet, tel que renvoyé au BGP, comprenait à la fois 60 GW de développement éolien extracôtier et le transport interprovincial nécessaire pour exporter cette électricité à travers la région atlantique jusqu’à l’Est du Canada.
La BIC a annoncé un financement de 285 millions de dollars pour l’interconnexion Wasoqonatl, qui s’étendra sur 164 km entre Salisbury (N.-B.) et Onslow (N.-É.). De ces 285 millions de dollars, 54 millions ont été réservés à des prêts dans le cadre de l’Initiative de participation autochtone de la Banque. La réconciliation avec les peuples autochtones, la fiabilité et la sécurité du réseau régional étaient des thèmes présents tout au long de l’annonce.
Le ministre Hodgson a annoncé un soutien à cinq projets d’interconnexion à travers le pays afin de renforcer la fiabilité et d’accroître les échanges d’électricité, dont une nouvelle ligne de transport sous-marine reliant le Nouveau-Brunswick et l’Î.-P.-É., ainsi que le renforcement des lignes existantes entre ces provinces et la Nouvelle-Écosse. Ressources naturelles Canada a officialisé son appui à ce projet le mois suivant en annonçant 5,9 millions de dollars pour la Société d’énergie de l’Î.-P.-É. afin de faire avancer les études d’ingénierie, les levés marins, les évaluations environnementales et la conception préliminaire du tracé.
À la suite de l’annonce du ministre Hodgson sur les interconnexions, les premiers ministres de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard ont publié un protocole d’entente par lequel ils s’engagent à évaluer la création d’un exploitant indépendant de réseau des Maritimes afin de stimuler la croissance économique, la fiabilité et l’abordabilité. L’entente prévoyait aussi un engagement de soutien financier du gouvernement fédéral. Elle affirme explicitement qu’une coopération régionale plus étroite est la voie par laquelle les Maritimes amélioreront l’abordabilité et renforceront la résilience de leur réseau électrique. Ces engagements constituent une étape importante vers la prospérité de l’Atlantique.
Ce rapport lance un appel clair à une plus grande collaboration économique entre les quatre provinces de l’Atlantique, propulsée par un réseau électrique intégré, pour assurer la réussite économique de la région. « Un réseau électrique unique et intégré est le fondement sur lequel tout le reste repose », a souligné Don Mills, président du Panel économique du Canada atlantique, faisant écho aux appels de plus en plus nombreux en faveur d’une meilleure intégration dans la région.
Ce qui nous amène à l’annonce d’aujourd’hui : 100 millions de dollars pour soutenir Wind West. Bien qu’il s’agisse peut-être du plus important engagement initial envers les infrastructures du projet, celui-ci s’appuie sur une solide base d’investissements dans le secteur éolien de la Nouvelle-Écosse, notamment 25 millions de dollars de RNCan et 206 millions de dollars en prêts de la BIC pour le parc éolien Mersey River, ainsi que près de 5 millions de dollars de RNCan à Net Zero Atlantic pour un projet de préfaisabilité visant à éclairer les options de transport d’électricité pour le projet Wind West proposé.
Il s’agit d’un autre engagement important qui s’ajoute à une liste croissante d’annonces ambitieuses en matière d’électricité dans les Maritimes, lesquelles renforcent toutes les quatre mêmes thèmes :
Fait à noter, le gouvernement fédéral relie ces éléments entre eux. Dans l’annonce d’aujourd’hui, le ministre Hodgson a explicitement rattaché cet investissement aux recommandations du Panel économique du Canada atlantique et a comparé ces efforts à la récente entente sur Churchill Falls.
Avec un appel d’offres extracôtier dont l’ouverture est prévue au début de 2027, l’annonce d’aujourd’hui sert de tremplin aux milliards de dollars nécessaires pour assurer la place des Maritimes dans l’essor des grands projets au Canada. La première phase de Wind West à elle seule devrait coûter environ 60 milliards de dollars — dont 40 milliards pour les éoliennes et 20 milliards pour de nouvelles lignes de transport — et des capitaux de cette ampleur ne se mobilisent pas sur la base d’un simple potentiel. Ils exigent des occasions claires et dont les risques ont été réduits. L’engagement d’aujourd’hui apporte une réduction des risques bienvenue. Sa véritable valeur ne réside pas seulement dans les 100 millions de dollars engagés, mais dans la façon dont il s’appuie sur les progrès antérieurs et renforce la vision audacieuse de prospérité, de collaboration et d’électrification qui prend forme dans le Canada atlantique.
Il reste beaucoup à faire, et la majeure partie de ce travail est plus difficile que l’annonce d’aujourd’hui. Le transport d’électricité demeure la moitié non résolue du problème : l’éolien extracôtier n’apportera la prospérité à la région que si les électrons peuvent circuler. L’emplacement des corridors, la répartition des coûts et la question de savoir qui paiera restent sans réponse. Les engagements du protocole d’entente de l’Atlantique doivent être respectés, et la feuille de route d’un exploitant indépendant de réseau régional reste à établir. L’appel d’offres de cet hiver sera le premier véritable test du marché pour savoir si le travail financé aujourd’hui a porté ses fruits.
Une vision de l’avenir économique de l’Atlantique — axée sur l’électrification et la collaboration — se dessine clairement. Les provinces et le gouvernement fédéral méritent d’être salués pour l’élaboration de cette vision de plus en plus nette d’une voie électrifiée pour la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.
Par l’entremise de l’Initiative de coopération électrique de l’Atlantique, Électrifier le Canada continuera de travailler avec les gouvernements, les services publics, les organismes de réglementation et les partenaires autochtones de la région pour contribuer à transformer ces engagements en un réseau qui fonctionne.
Il est temps de libérer les électrons.